[58]: Annal. Bertin., année 859. «Charles distribua aux laïques certains monastères, qui n'étaient jamais accordés qu'à des clercs.»—Ann. 862: «L'abbaye de Saint-Martin, qu'il avait donnée déraisonnablement à son fils Hludowic, il la donna sans plus de raison à Hubert, clerc marié.» Pendant longtemps il avait laissé vacante la place d'abbé, et l'avait gardée à son profit. En 861, il en avait fait autant des abbayes de Saint-Quentin et de Saint-Waast.—Ann. 876. Il récompensait, en leur donnant des abbayes, les transfuges qui passaient dans son parti.—Ann. 865. «Il nomma de sa pleine autorité, avant que la cause eût été jugée, Vulfade à l'archevêché de Bourges, etc., etc.»—Frodoard, l. II, c. XVII. Le synode de Troyes, qui avait désapprouvé la nomination de Vulfade, envoyait au pape le compte rendu de ses délibérations. Charles exigea que la lettre lui fût remise, et brisa pour la lire, les sceaux des archevêques, etc.—Voy. aussi dans les Annales de Saint-Bertin, en 876, sa conduite dure et hautaine envers les évêques assemblés au concile de Ponthion.—En 867, il avait exigé des évêques et des abbés un état de leurs possessions, afin de savoir combien il pouvait en exiger de serfs pour les employer à des constructions. Dix ans après, il fit contribuer tout le clergé pour le payement d'un tribut aux Normands. Ann. Bertin.—Dans ses expéditions militaires, il se fit peu de scrupule de piller les églises. Ibid., ann. 851.—On alla jusqu'à douter de la pureté de sa foi (Lotharius adversus Karolum occasione suspectæ fidei queritur... Multa catholicæ fidei contrario in regno Karli, ipso quoque non nescio, concitantur. Ibid., ann, 855).—Nous le voyons même humilier l'archevêque de Reims, auquel il devait tout, en donnant la primatie à celui de Sens.—Hincmar avait plusieurs côtés faibles et vulnérables. D'une part, il avait succédé à l'archevêque Ebbon, dont plusieurs désapprouvaient la déposition. De l'autre, il s'était compromis dans l'affaire de Gotteschalk, et par des procédés illégaux envers l'hérétique, et par son alliance avec Jean Scot. On lui reprochait aussi ses violences à l'égard de son neveu Hincmar, évêque de Laon, jeune et savant prélat, qu'il ne trouvait pas assez soumis à la primatie de Reims.

[59]: Annal. Fuld., ap. Scr. Fr. VII. «De Italia in Galliam rediens, novos et insolentes habitus assumpsisse perhibetur: nam talari dalmatica indutus, et balteo desuper accinctus pendente usque ad pedes, necnon capite involuto serico velamine, ac diademate desuper imposito, dominis et festis diebus ad ecclesiam procedere solebat... Græcas glorias optimas arbitrabatur...»

[60]: Suivant l'annaliste de Saint-Bertin, il fut empoisonné par un médecin juif.

[61]: Annal. Bertin., ap, Scr. Fr. VIII, 27. Ego Ludovicus misericordia Domini Dei nostri et electione populi rex constitutus... polliceor servaturum leges et statuta populo, etc.»

[62]: Annales de Saint-Bertin.

[63]:

Einen Kuning weiz ich,
Heisset er Ludwig
Der gerne Gott dienet, etc.

Un chroniqueur, postérieur de deux siècles, ne craint pas d'affirmer qu'Eudes, qui faisait la guerre pour Louis, tua aux Normands cent mille hommes. (Marianus Scotus.)

[64]: C'est ainsi qu'Haroun-al-Raschid met en pièces les armes que lui apportent les ambassadeurs de Constantinople. On sait l'histoire de l'arc d'Ulysse dans l'Odyssée, de l'arc du roi d'Éthiopie dans Hérodote.

[65]: Mon. Sangall., l. II, c. XX. «Is cum Behemanos, Wilzoz et Avaros in modum prati secaret, et in avicularum modum de hastili suspenderet... aiebat: «Quid mihi ranunculi isti? Septem vel octo, vel certe novem de illis hasta mea perforatos et nescio quid murmurantes, huc illucque portare solebam.»