[66]: Il assure l'héritage au fils, lors même qu'il est encore enfant à la mort du père. S'il n'y a point de fils, le prince disposera du comté.

[67]: Il fut élu au concile de Mantaille par vingt-trois évêques du midi et de l'Orient de la Gaule.

[68]: V. la chartre de 845, par laquelle Charles le Chauve refuse de confisquer les dons prodigieux que le comte des Gascons Vandregisile et sa famille (comtes de Bigorre, etc.) avait faits à l'église d'Alahon (diocèse d'Urgel). Histoire du Lang., I, note, p. 688 et p. 85 des preuves.—Il ne donnait pas moins que tout l'ancien patrimoine de ses aïeux en France, tout ce qu'ils avaient eu de propriétés et de droits dans le Toulousan, l'Agénois, le Quiercy, le pays d'Arles, le Périgueux, la Saintonge et le Poitou. Les bénédictins ne trouvent dans l'état matériel et la forme de cette pièce aucun motif d'en suspecter l'authenticité. Ce serait le testament de l'ancienne dynastie aquitanique, réfugiée chez les Basques, léguant à l'Église espagnole tout ce qu'elle a jamais possédé en France. Du tiers de la France, le don est réduit par Charles le Chauve à quelques terres en Espagne, sur lesquelles il n'avait pas grand'chose à prétendre. (1833.) M. Rabanis a constaté l'authenticité de la charte d'Alahon (1841).

[69]: Les comtes de Flandre portèrent d'abord ce nom, ainsi que les comtes d'Anjou.

[70]: Histor. Britann., ap. Scr. Fr. VII, 49. «... In corde suo cogitavit ut se regem faceret... Reperit ut episcopos totius suæ regionis manu Francorum regia factos, aliqua seductione à sedibus suis expelleret, et alios concessione sua constitutos in locis illorum subrogaret, et si sic fieri posset, faciliter per hoc ad regiam dignitatem ascenderet.»

[71]: Annal. Bertin., ap. Scr. Fr. VII, 74: «Vulgus promiscuum inter Sequanam et Ligerim, inter se conjurans adversus Danos in Sequana consistentes, fortiter resistit. Sed quia incaute suscepta est eorum conjuratio, à potentioribus nostris facile interficiuntur.»

[72]: Annal. Vedast., ap. Scr. Fr. VIII, 85: «Nortmanni, ejus reditum præscientes, accurerunt ei ante portam Turris; sed ille, emisso equo, a dextris et sinitris adversarios cædens, civitatem ingressus.»

[73]: Lorsque Charles le Simple appela ses vassaux contre les Hongrois, en 919, aucun ne vint à son ordre, hors l'archevêque de Reims, Hérivée, qui lui amena quinze cents hommes d'armes (Frodoard).—Louis d'Outre-mer confirma, en 953, tous les anciens priviléges de l'église de Reims; ils furent confirmés de nouveau par Lothaire, en 955, et plus tard par les Othons.

[74]: Gesta consulum Andegav., c. I, 2, ap. Scr. Fr. VII, 256. «Torquatus... seu Tortulfus... habitator rusticanus fuit, ex copia silvestri et venatico exercitio victitans, etc.» V. aussi (ibid.) Pactius Lochiensis, de Orig. comitum Andegavensium.

[75]: Aimoin de Saint-Fleury, qui écrivit en 1005, dit formellement Rotbert... homme de race saxonne... Il eut pour fils Eudes et Rotbert. Acta SS. ord. S. Bened., P. II. sec. IV. p. 357. Albéric des Trois-Fontaines, qui écrivit deux siècles plus tard, n'a donc pas été, comme l'a cru M. Sismondi, le premier à donner cette généalogie. «Les rois Robert et Eudes furent fils de Robert le Fort, marquis de la race des Saxons... Mais les historiens ne nous apprennent rien de plus sur cette race.» Ibid., 285.—Guillaume de Jumièges: «Robert, comte d'Anjou, homme de race saxonne, avait deux fils, le prince Eudes et Robert, frère d'Eudes.» Item. Chron. de Strozzi, ap. Scr. Fr. X, 278.—Un anonyme, auteur d'une vie de Louis VIII: «Le royaume passa de la race de Charles à celle des comtes de Paris, qui provenaient d'origine saxonne.»—Helgald, vie de Robert, c. I. «L'auguste famille de Robert, comme lui-même l'assurait en saintes et humbles paroles, avait sa souche en Ausonie.» (Ausonia, il faut peut-être lire Saxonia?)—Quelques historiens font naître Robert en Neustrie; les uns à Séez (Saxia, civitas Saxorum), les autres à Saisseau (Saxiacum). V. la préface du tome X des Historiens de France. Toutes ces opinions se concilient et se confirment par leur divergence même, en admettant que Robert le Fort descendait des Saxons établis en Neustrie, et particulièrement à Bayeux. Tout le rivage s'appelait littus Saxonicum. Les noms de Séez, de Saisseau, de la rivière de Sée, etc., ont évidemment la même origine.