[76]: Chronic. Ditmari, ap. Scr. Fr. X, 119: «Fuit in occiduis partibus quidam rex ab incolis Karl Sot, id est Stolidus, ironice dictus» Rad Glaber, l. I, c. I, ibid IV: «Carolum Hebetem cognominatum.» Chronic. Strozzian., ibid., 273:...Carolum Simplicem.»—Chron. S. Maxent., ap. Scr. Fr. IX, 8: «Karolus Follus.» Richard. Pictav., ibid., 22: «Karolus Simplex, sive Stultus

[77]: Il ne faut pas se représenter cet Eudes comme assis dans de paisibles possessions, ainsi que le furent après lui Hugues le Grand et Hugues Capet. Il n'avait qu'un royaume flottant, ou plutôt qu'une armée. C'est un chef de partisans qu'on voit combattre tour à tour le Nord et le Midi, la Flandre et l'Aquitaine.

[78]: «Louis d'Outre-mer épousa Gerberge, sœur de l'empereur Othon; le duc Hugues le Grand voyant cela, afin de lui rendre coup pour coup, et de contre-balancer le crédit que Louis avait obtenu auprès d'Othon, prit pour femme l'autre sœur, Hedwige. De ces deux sœurs sortirent la race impériale de Germanie et les races royales de France et d'Angleterre.» (Albéric des Trois-Fontaines.)

[79]: Hedwige et Gerberge se mirent ensemble sous la protection de Bruno, et il rétablit la paix entre ses neveux (Frodoard). Les deux sœurs vinrent rendre visite à Othon, lorsqu'il vint à Aix, en 965, et jamais, dit la chronique, ils ne ressentirent pareille joie. (Vie de saint Bruno.)

[80]: Nous remarquerons, à l'occasion de cette observation de M. Thierry, que les Carlovingiens, dans leur dégénération, ne tombèrent pas si bas que les Mérovingiens. Si Louis le Bègue fut surnommé Nihil-fecit, il faut se souvenir qu'il ne régna que dix-huit mois; et les Annales de Metz vantent sa douceur et son équité.—Louis III et Carloman remportèrent une victoire sur les Northmans (879).—Charles le Sot fit avec eux un traité fort utile (911). Il battit son rival le roi Robert, et le tua, dit-on, de sa main.—Louis d'Outre-mer montra un courage et une activité qui n'auraient pas dû lui attirer cette satire: «Dominus in convivio, rex in cubiculo.»—Enfin, suivant l'observation de D. Vaissette, la jeunesse de Louis le Fainéant lui-même, la brièveté de son règne, et la valeur dont il fit preuve au siége de Reims, ne méritaient pas ce surnom des derniers Mérovingiens.

[81]: Gerbert.

[82]: Chronique de Sithiu.

[83]: Acta SS. ord. S. Bened., sec. V.

[84]: Raoul Glaber, moine de Cluny, mort en 1048, se contente de dire: «Hugues Capet était fils d'Hugues le Grand, et petit-fils de Robert le Fort; mais j'ai différé de rappeler son origine, parce qu'en remontant plus haut elle est fort obscure.»—Dante a reproduit l'opinion populaire qui faisait descendre les Capet d'un boucher de Paris.

Di me son nati i Filippi i Luigi,
Per cui novellamente è Francia retta.
Figluol fui d'un beccaio di Parigi,
Quando li regi antichi vener meno,
Tutti fuor ih' un renduto in panni bigi.