[163]: Un proverbe gascon dit: Tout bon Gascon peut se dédire trois fois. (Tout boun Gascoun quès pot réprenqué très cops.)
[164]: Trois essais impuissants des Romains, de saint Louis et de Louis XIV.
[165]: Ce pont d'Avignon, tant chanté, succédait au pont de bois d'Arles qui, dans son temps, avait reçu ces grandes réunions d'hommes, comme depuis Avignon et Beaucaire.
[166]: Le berger saint Benezet reçut, dans une vision, l'ordre de construire le pont d'Avignon; l'évêque n'y crut qu'après que Benezet eut porté sur son dos, pour première pierre, un roc énorme. Il fonda l'ordre des frères pontifes, qui contribuèrent à la construction du pont du Saint-Esprit, et qui en avaient commencé un sur la Durance.
[167]: L'une des quatre espèces de farandoles que distingue Fischer s'appelle la Turque; une autre, la Moresque. Ces noms, et les rapports de plusieurs de ces danses avec le boléro, doivent faire présumer que ce sont les Sarrasins qui en ont laissé l'usage en France.
[168]: Millin, II, 487. Sur l'insalubrité d'Arles; id., III, 645.—Papon, I, 20, proverbe: Avenio ventosa, sine vento venenosa, cum vento fastidiosa.—En 1213, les évêques de Narbonne, etc., écrivent à Innocent III, qu'un concile provincial ayant été convoqué à Avignon: «Multi ex prælatis, quia generalis corruptio aeris ibi erat, nequivimus colloquio interesse; sicque factum est ut necessario negotium differetur.» Epist. Innoc. III (Éd. Baluze, II, 762).—Il y eut des lépreux à Martigues jusqu'en 1731; à Vitrolles, jusqu'en 1807. En général, les maladies cutanées sont communes en Provence. Millin, IV, 35.
Il y a quatre cent mille arpents de marais. Peuchet et Chanlaire, Statistique des Bouches-du-Rhône. Voy. aussi la grande Statistique de M. de Villeneuve, 4 vol. in-4o.—Les marais d'Hyères rendent cette ville inhabitable l'été; on respire la mort avec les parfums des fruits et des fleurs. De même à Fréjus. Statistique du Var, par Fauchet, préfet, an IX, p. 52, sqq.
[169]: On trouve le long de tout le cours du Rhône des traces du culte sanguinaire de Mithra.—On voit à Arles, à Tain et à Valence, des autels tauroboliques; un autre à Saint-Andéol. À la Bâtie-Mont-Saléon, ensevelie par la formation d'un lac, et déterrée en 1804, on a trouvé un groupe mithriaque.—À Fourvières, on a trouvé un autel mithriaque consacré à Adrien; il y en a encore un autre à Lyon consacré à Septime-Sévère. Millin, passim.
Millin, III, 453. Cette fête se retrouve, je crois, en Espagne.—L'Isère est surnommée le serpent, comme le Drac le dragon; tous deux menacent Grenoble:
Le serpent et le dragon
Mettront Grenoble en savon.