DEAE BIBRACTI
P. CAPRIL PACATUS
I———I VIR AUGUSTA.
II I.
V. S. L. M.
Millin, I, 337.
Il semble que l'aristocratie se livra entièrement à Rome, tandis que le parti druidique et populaire chercha à ressaisir l'indépendance. «Le sage gouvernement d'Autun, dit Tacite, comprima la révolte des bandes fanatiques de Maricus, Boie de la lie du peuple, qui se donnait pour un dieu et pour le libérateur des Gaules (Annal., l. II, c. LXI). On a vu, au Ier vol., la révolte de Sacrovir.—Enfin les Bagaudes saccagèrent deux fois Autun. Alors furent fermées les écoles Mœniennes, que le Grec Eumène rouvrit sous le patronage de Constance Chlore.—François Ier visita Autun en 1521, et la nomma «sa Rome française.» Autun avait été appelée la sœur de Rome, selon Eumène, ap. Scr. fr. 1, 712, 716, 717.
Elle fut presque ruinée par Aurélien, au temps de sa victoire sur Tétricus qui y faisait frapper ses médailles.—Saccagée par les Allemands en 280, par les Bagaudes sous Dioclétien, par Attila en 451, par les Sarrasins en 732, par les Normands en 886 et 895. En 924, on ne put en éloigner les Hongrois qu'à prix d'argent. Histoire d'Autun, par Joseph de Rosny, 1802.
[210]: Voyez les armes de Dijon et de Beaune. Un bas-relief de Dijon représente les triumvirs tenant chacun un gobelet. Ce trait est local.—La culture de la vigne, si ancienne dans ce pays, a singulièrement influé sur le caractère de son histoire, en multipliant la population dans les classes inférieures. Ce fut le principal théâtre de la guerre des Bagaudes. En 1630, les vignerons se révoltèrent sous la conduite d'un ancien soldat, qu'ils appelaient le roi Machas.
La Fête des Fous se célébra à Auxerre jusqu'en 1407.—Les chanoines jouaient à la balle (pelota), jusqu'en 1538, dans la nef de la cathédrale. Le dernier chanoine fournissait la balle, et la donnait au doyen; la partie finie, venaient les danses et le banquet. Millin, I.
[211]: Voir le curieux recueil de la Monnoye.—Piron était de Dijon (né en 1640, mort en 1727.)
[212]: Notre cher et grand Quinet, né à Bourg, a été élevé à Charolles. N'oublions pas non plus la pittoresque et mystique petite ville de Paray-le-Monial, où naquit la dévotion du Sacré-Cœur, où mourut Mme de Chantal. Il y a certainement un souffle religieux sur le pays du traducteur de la Symbolique, et de l'auteur de l'Histoire de la Liberté de conscience, MM. Guignaut et Dargaud.
[213]: Charles VII.
[214]: Cette noblesse de mère se trouve ailleurs aussi en France, et même sous la première race. (Voy. Beaumanoir.) Charles V (15 novembre 1370) assujettit les nobles de mère au droit de franc fief. À la deuxième rédaction de la coutume de Chaumont, les nobles de pères réclament contre: Louis XII ordonne que la chose reste en suspens.—La coutume de Troyes consacrait l'égalité de partage entre les enfants; de là l'affaiblissement de la noblesse. Par exemple, Jean, sire de Dampierre, vicomte de Troyes, décéda, laissant plusieurs enfants qui partagèrent entre eux la vicomté. Par l'effet des partages successifs, Eustache de Conflans en posséda un tiers, qu'il céda à un autre chapitre de moines. Le second tiers fut divisé en quatre parts, et chaque part en douze lots, lesquels se sont divisés entre diverses maisons et les domaines de la ville et du roi.