36—page [97]Origène...

S. Hieronym. ad Pammach.: «In libro Ηερὶ ἀρχῶν loquitur:... quod in hoc corpore quasi in carcere sunt animæ relegatæ, et antequàm homo fieret in Paradiso, inter rationales creaturas in cœlestibus commoratæ sunt.»—Saint Jérôme lui reproche ensuite d'allégoriser tellement le Paradis, qu'il lui ôte tout caractère historique (quod sic Paradisum allegoriset, ut historiæ auferat veritatem, pro arboribus angelos, pro fluminibus virtutes cœlestes intelligens, totamque Paradisi continentiam tropologicâ interpretatione subvertat). Ainsi, Origène rend inutile, en donnant une autre explication de l'origine du mal, le dogme du péché originel, et en même temps il en détruit l'histoire. Il en nie la nécessité, puis la réalité.—Il disait aussi que les démons, anges tombés comme les hommes, viendraient à résipiscence, et seraient heureux avec les saints (et cum sanctis ultimo tempore regnaturos). Ainsi cette doctrine, toute stoïcienne, s'efforçait d'établir une exacte proportion entre la faute et la peine; elle rendait l'homme seul responsable; mais la terrible question revenait tout entière; il restait toujours à expliquer comment le mal avait commencé dans une vie antérieure.

37—page [99] [note]Pélage, en niant le péché originel, etc...

«Quærendum est, peccatum voluntatis an necessitatis est! Si necessitatis est peccatum, non est; si voluntatis, vitari potest.» Donc, ajoutait-il, l'homme peut être sans péché; c'est le mot de Théodore de Mopsueste: «Quærendum utrum debeat homo sine peccato esse? Procul dubio debet. Si debet, potest. Si præceptum est, potest.»—Origène aussi ne demandait pour la perfection que «la liberté aidée de la loi et de la doctrine».

38—page [106], [note]—... les dévoués des Galls et des Aquitains...

Cæsar, B. Gall, l. III, c. XXII: «Devoti, quos illi soldurios appellant... Neque adhùc repertus est quisquam qui, eo interfecto, cujus se amicitiæ devovisset, mori recusaret.»—Athenæus, l. VI, c. XIII:... Ἁδιάτομον τὸν τῶν Σωτιανῶν βασιλέα (ἔθνος δὲ τοῦτο Κελτιχὸν) έξαχοσίους ἔχειν λογάδας τερὶ αὐτὸν, οὕς χαλεῖσθαι ὐπὸ Γαλατῶν Σιλοδούρους έλληνιστὶ εὐχωλιμαίους.—Zaldi ou Saldi, cheval, dans la langue basque.