47—page [117]—... les églises servaient de tribunaux en Irlande...
Partout où le christianisme ne détruisit pas les cercles druidiques, ils continuèrent à servir de cours de justice.—En 1380, Alexandre lord de Stewart Badenach tint cour aux pierres debout (the Standing Stones) du conseil de Kingusie.—Un canon de l'Église écossaise défend de tenir des cours de justice dans les églises.
48—page [118]—... en Bretagne... une douzaine de femmes...
Guillelm. Pictav., ap. Scr. Fr. XI, 88: «La confiance de Conan II était entretenue par le nombre incroyable de gens de guerre que son pays lui fournissait; car il faut savoir que dans ce pays, d'ailleurs fort étendu, un seul guerrier en engendre cinquante; parce que, affranchis des lois de l'honnêteté et de la religion, ils ont chacun dix femmes, et même davantage.»—Le comte de Nantes dit à Louis-le-Débonnaire: «Coeunt frater et ipsa soror, etc.» Ermold. Nigellus, l. III, ap. Scr. Fr. VI, 52.—Hist. Brit. Armoricæ, ibid. VII, 52: «Sorores suas, neptes, consanguineas, atque alienas mulieres adulterantes, necnon et hominum, quod pejus est, interfectores... diabolici viri.»—César disait des Bretons de la Grande-Bretagne: «Uxores habent deni duodenique inter se communes, et maxime fratres cum fratribus et parentes cum liberis. Sed si qui sunt ex his nati, eorum habentur liberi, a quibus primùm virgines quæque ductæ sunt.» Bell. Gall., l. V, c. XIV.—V. aussi la lettre du synode de Paris à Nomenoé (849), ap. Scr. Fr. VII, 504, et celle du concile de Savonnières aux Bretons (859), ibid., 584.
49—page [118]—Les Bretons qui se louaient partout...
Ducange, Glossarium. On disait: un Breton pour un soldat, un routier, un brigand. Guibert, de Laude B. Mariæ, c. X.—Charta an. 1395: «Per illas partes transierunt gentes armorum, Britones et pillardi, et amoverunt quatuor jumenta.»—On disait aussi Breton, pour: conseiller de celui qui se bat en duel. Édit de Philippe-le-Bel: «... et doit aler cius ki a apelet devant, et ses Bretons porte sen escu devant lui.» Carpentier, Supplément au Glossaire de Ducange.—(Breton, bretteur? bretailleur?)—Willelm. Malmsbur., ap. Scr. Fr. XIII, 13: «Est illud genus hominum egens in patriâ, aliàsque externo ære laboriosæ vitæ mercatur stipendia; si dederis, nec vilia, sine respectu juris et cognationis, detrectans prælia; sed pro quantitate nummorum ad quascumque voles partes obnoxium.»