Sur les révolutions de la province romaine, entre Marius et César, voyez Am. Thierry. Une grande partie de l'Aquitaine suivit l'exemple de l'Espagne, et se déclara pour Sertorius; c'est de la Gaule que Lépidus envahit l'Italie. Mais le parti de Sylla l'emporta. L'Aquitaine fut réduite par Pompée. Il y fonda des colonies militaires à Toulouse, à Biterræ (Béziers), à Narbonne (an 75), et réunit tous les bannis qui infestaient les Pyrénées dans sa nouvelle ville de Convenæ (réunion d'hommes rassemblés de tous pays); c'est Saint-Bertrand de Comminges. Le principal agent des violences du parti de Sylla en Gaule avait été un Fonteius, que Cicéron trouva moyen de faire absoudre. (Voy. le Pro Fonteio.) La Gaule romaine eut tant à souffrir que les députés des Allobroges furent au moment d'engager leur patrie dans la conjuration de Catilina. Voy. mon Histoire romaine.

11—page [46], [note]Ver-go-breith...

Cæs., l. I, c. XVI. «Vergobretum, qui creatur annuus et vitæ necisque in suos habet potestatem.»—L. VII, XXXIII. «Legibus Æduorum iis qui summum magistratum obtinerent, excedere ex finibus non liceret... quùm leges duo ex unâ familiâ, vivo utroque, non solùm magistratus creari vetarent, sed etiam in senatu esse prohiberent.»—L. V, c. VII. «Esse ejusmodi imperia, ut non minùs haberet juris in se (regulum?), multitudo, quàm se in multitudine...» et passim.

12—page [62]Villes Juliennes, Augustales...

César établit des vétérans de la 10e légion à Narbonne, qui prit alors les surnoms de Julia, Julia Palerna, colonia Decumanorum. Inscript. ap. Pr. de l'Hist. du Languedoc.—Arles, Julia, Paterna Arelate.—Biterræ, Julia Biterra. Scr. fr. I, 135.—Bibracte, Julia Bibracte, etc.—Sous Auguste, Nemausus joignit à son nom celui d'Augusta, et prit le titre de colonie romaine. Il en fut de même d'Alba Augusta chez les Helves; d'Augusta, chez les Tricastins.—Augusto nemetum devint la capitale des Arvernes.—Noviodunum prit le nom d'Augusta; Bibracte, d'Augustodunum, etc. Am. Thierry, III, 281.

13—page [73]Combien la Gaule était déjà romaine... Strab., l. IV: «Rome soumit les Gaulois bien plus aisément que les Espagnols.»—Discours de Claude, ap. Tacit., Annal. II, c. XIV: «Si cuncta bella recenseas, nullum breviore spatio quàm adversùs Gallos confectum: continua inde ac firma pax.»—Hirtius ad Cæs., l. VIII, c. XLIX: «Cæsar... defessam tot adversis præliis Galliam, conditione parendi meliore, facile in pace continuit.»—Dio C., l. LII, ap. Scr. R. Fr. I, p. 520: «Auguste défendit aux sénateurs de sortir de l'Italie sans son autorisation; ce qui s'observe encore aujourd'hui; aucun sénateur ne peut voyager, si ce n'est en Sicile ou en Narbonnaise.»