14—page [73]—Marseille, cette petite Grèce...
Strab., l. IV, ap. Scr. Fr. I, 9. «Cette ville avait rendu les Gaulois tellement philhellènes, qu'ils écrivaient en grec jusqu'aux formules des contrats, et aujourd'hui elle a persuadé aux Romains les plus distingués de faire le voyage de Massalie, au lieu du voyage d'Athènes.»—Les villes payaient sur les revenus publics des sophistes et des médecins. Juvénal: «De conducendo loquitur jam rhetore Thule.»—Martial (l. VII, 87) se félicite de ce qu'à Vienne les femmes même et les enfants lisent ses poésies.—Les écoles les plus célèbres étaient celles de Marseille, d'Autun, de Toulouse, de Lyon, de Bordeaux. Ce fut dans cette dernière que persista le plus longtemps l'enseignement du grec.
15.—page [73]—... cette petite Grèce, plus sobre et plus modeste que l'autre...
Strab., ibid. «Chez les Marseillais, on ne voit point de dot au-dessus de cent pièces d'or; on n'en peut mettre plus de cinq à un habit, et autant pour l'ornement d'or.»-Tacit. Vit. Agricol., c. IV: «Arcebat eum (Agricolam) ab inlecebris peccantium, præter ipsius bonam integramque naturam, quôd statim parvulus sedem ac magistram studiorum Massiliam habuerit, locum græcâ comitate et provinciali parcimoniâ mixtum ac bene compositum.» On trouve dans Athénée, l. XII, c. V, un proverbe qui semble contredire ces autorités (πλεύσαις εἰς Μασσαλιαν).
16—page [77]—Posthumius... le restaurateur des Gaules...
Zozim., l. I.—P. Oros., liv. VII: «Invasit tyrannidem, multo quidem reipublicæ commodo.»—Trebell. Pollio, ad. ann. 260: Posthumius... Gallias ab omnibus circumfluentibus barbaris validissime vindicavit.—Nimius amor ergà Posthumium omnium erat in Gallicâ gente populorum, quôd submotis omnibus germanicis gentibus, romanum in pristinam securitatem revocasset imperium. Ab omni exercitu et ab omnibus Gallis Posthumius gratanter acceptus talem se præbuit per annos septem, ut Gallias instauraverit.»—On lit sur une médaille de Posthumius: RESTITUTORI GALLIÆ. Script. Fr. I, 538.
17—page [78]—Les provinces respirèrent sous ces princes cruels...