23—page [87].—Tantôt la loi essayait de protéger le colon contre le propriétaire... tantôt elle le livrait...
«Quisquis colonus plus a domino exigitur, quàm ante consueverat et quam in anterioribus temporibus exactum est, adeat judicem... et facinus comprobet: ut ille qui convincitur ampliùs postulare, quàm accipere consueverat, hoc facere in posterum prohibeatur, prius reddito quod superexactione perpetratâ noscitur extorsisse.» (Constant, in Cod. Justinian., lib. XI, tit. XLIX.)
«Apud quemcumque colonus juris alieni fuerit inventus, is non solùm eumdem origini suæ restituat... ipsos etiam colonos, qui fugam meditantur, in servilem conditionem ferro ligari conveniet, ut officia quæ liberis congruunt, merito servilis condemnationis compellantur implere». Ex lege Constantini in Cod. Theod., lib. V, leg. 9a, l. I.—«Si quis colonus originalis, vel inquilinus, ante triginta annos de possessione discessit, neque ad solum genitale... repetitus est, omnis ab ipso, vel a quo forte possidetur, calumnia penitus excludatur...» Ex lege Hon. et Theod. in Cod. Theod., lib. V, tit. X, leg. 1a.—«In causis civilibus hujusmodi hominum generi adversus dominos, vel patronos aditum intercludimus, et vocem negamus (exceptis superexactionibus in quibus retro principes facultatem eis super hoc interpellandi præbuerunt).» Arc. et Hon., in Cod. Justin., lib. XI, tit. XLIX.—«Si quis alienum colonum suscipiendum, retinendumve crediderit, duas auri libras ei cogatur exsolvere, cujus agros transfugâ cultore vacuaverit: ita ut eumdem cum omni peculio suo et agnitione restituat». Theod. et Valent., in Cod. Just., lib. XI. tit. LI, leg. 1a.
La loi finit par identifier le colon à l'esclave: «Le colon change de maître avec la terre vendue.» Valent. Theod. et Arc., in Cod. Justin., lib. XI, tit. XLIX, leg. 2a.—Cod. Just., LI. «Que les colons soient liés par le droit de leur origine, et bien que, par leur condition, ils paraissent des ingénus, qu'ils soient tenus pour serfs de la terre sur laquelle ils sont nés.»—Cod. Justin., tit. XXXVII. «Si un colon se cache ou s'efforce de se séparer de la terre où il habite, qu'il soit considéré comme ayant voulu se dérober frauduleusement à son patron, ainsi que l'esclave fugitif.» Voyez le Cours de Guizot, t. IV.—M. de Savigny pense que leur condition était, en un sens, pire que celle des esclaves; car il n'y avait, à son avis, aucun affranchissement pour les colons.
24.—page [88]—... la morale sacrifiée à l'intérêt de la population...
Par la loi Julia, le cœlebs ne peut rien recevoir d'un étranger, ni de la plupart de ses affines, excepté celui qui prend «concubinam, liberorum quærendorum causâ».
25—page [88]—Probus, etc..., transplantèrent des Germains pour cultiver la Gaule...