88—page [239]—Louis VII avait été élevé dans le cloître de Notre-Dame...
Voy. une charte de Louis VII, ap. Scr. fr. XII, 90... «Ecclesiam parisiensem, in cujus claustro, quasi in quodam maternali gremio, incipientis vito et pueritiæ nostræ exegimus tempora.»
89—page [241]—Saint Bernard refusa d'aller lui-même a la croisade...
En 1128, il détourne un abbé du pèlerinage de Jérusalem. (Operum, t. I, p. 85; voy. aussi p. 323.)—En 1129, il écrit à l'évêque de Lincoln, au sujet d'un Anglais nommé Philippe, qui, parti pour la terre sainte, s'était arrêté à Clairvaux et y avait pris l'habit: «Philippus vester volens proficisci Jerosolymam, compendium vise invenit, et cito pervenit quo volebat... Stantes sunt jam pedes ejus in atriis Jérusalem, et quem audierat in Euphrata, inventum in campis silvo libenter adorât in loco ubi steterunt pedes ejus. Ingressus est sanctam civitatem... Factus est ergo non curiosus tantum spectator, sed et devotus habitator, et civis conscriptus Jérusalem, non autem terrenæ hujus, cui Arabiæ mons Sina conjunctus est, quæ servit cum filiis suis, sed liberæ illius quæ est sursum mater nostra. Et si vultis scire, Claræ-Vallis est» (p. 64).—Voici un passage d'un auteur arabe, qui offre, avec les idées exprimées par saint Bernard, une remarquable analogie: «Ceux qui volent à la recherche de la Caaba, quand ils ont enfin atteint le but de leurs fatigues, voient une maison de pierre, haute, révérée, au milieu d'une vallée sans culture; ils y entrent, afin d'y voir Dieu; ils le cherchent longtemps et ne le voient point. Quand avec tristesse ils ont parcouru la maison, ils entendent une voix au-dessus de leurs têtes: Ô adorateurs d'une maison! pourquoi adorer de la pierre et de la boue? Adorez l'autre maison, celle que cherchent les élus!» (Ce beau fragment, dû à un jeune orientaliste, M. Ernest Fouinet, a été inséré par M. Victor Hugo dans les notes de ses Orientales, p. 416 de la première édition.)
90—page [254]—Les jurisconsultes appelés par Frédéric-Barberousse, etc...
Radevicus, II, c. IV, ap. Giesler, Kirchengeschichte, II, P. 2, p. 72. «Scias itaque omne jus populi in condendis legibustibi concessum, tua voluntas jus est, sicuti dicitur: «Quod principi placuit, legis habet vigorem, cum populus et in eum omne suum imperium et poteslatem concesserit.»—Le conseiller de Henri II, le célèbre Ramilfe de Glanville, répète cette maxime (de leg. et consuel. reg. anglic., in proem.).
91—page [257]—Becket conduisait en son propre nom, etc...