Newbridg., II, 10. Chron. Norm. Lingard, II, 325.—Lingard, p. 321: «Le lecteur verra sans doute avec plaisir dans quel appareil le chancelier voyageait en France. Quand il entrait dans une ville, le cortège s'ouvrait par deux cent cinquante jeunes gens chantant des airs nationaux; ensuite venaient ses chiens, accouplés. Ils étaient suivis de huit chariots, traînés chacun par cinq chevaux, et menés par cinq cochers en habit neuf. Chaque chariot était couvert de peaux, et protégé par deux gardes et par un gros chien, tantôt enchaîné, tantôt en liberté. Deux de ces chariots étaient chargés de tonneaux d'ale pour distribuer à la populace; un autre portait tous les objets nécessaires à la chapelle du chancelier, un autre encore le mobilier de sa chambre à coucher, un troisième celui de sa cuisine, un quatrième portait sa vaisselle d'argent et sa garde-robe; les deux autres étaient destinés à l'usage de ses suivants. Après eux venaient douze chevaux de somme sur chacun desquels était un singe, avec un valet (groom) derrière, sur ses genoux; paraissaient ensuite les écuyers portant les boucliers et conduisant les chevaux de bataille de leurs chevaliers; puis encore d'autres écuyers, des enfants de gentilshommes, des fauconniers, les officiers de la maison, les chevaliers et les ecclésiastiques, deux à deux et à cheval, et le dernier de tous enfin, arrivait le chancelier lui-même, conversant avec quelques amis. Comme il passait, on entendait les habitants du pays s'écrier: «Quel homme doit donc être le roi d'Angleterre, quand son chancelier voyage en tel équipage?» Steph., 20, 2.

Page [258]Un second lui-même...

Le prédécesseur de Becket, au siège de Kenterbury, lui écrivait: «In aure et in vulgis sonat vobis esse cor unum et animam unam (Blés, epist. 78).—Petrus Cellensis: Secundum post regem in quatuor regnis quis te ignorat?» (Marten. Thes, anecd. III.)—Le clergé anglais écrit à Thomas: «In familiarem gratiam tam lata vos mente suscepit, ut dominationis suo loca quæ boreali Oceano ad Pyrenæum usque porrecta sunt, potestati vestro cuncta subjecerit, ut in his solum hos beatos reputarit opinio, qui in vestris poterant oculis complacere.» Epist. S. Thom., p. 190.

92—page [259]Depuis le fameux Dunstan...

S. Dunstan, archev. de Kenterbury, fit des remontrances à Edgar, et lui fit faire pénitence. Il ajouta deux clauses à leur traité de réconciliation: 1o qu'il publierait un code de lois qui apportât plus d'impartialité dans l'administration de la justice; 2o qu'il ferait passer à ses propres frais dans les différentes provinces des copiés des saintes Écritures pour l'instruction du peuple.—Et même, selon Lingard, le véritable texte d'Osbern doit être: «...Justas legum rationes sanciret, sancitas conscriberet, scriptas per omnes fines imperii sui populis custodiendas mandaret au lieu de sanctas conscriberet seripluras.—Lingard, Antiquités de l'Église anglo-saxonne, I, p. 489.

93—page [265]La lutte de Becket fut imitée par l'évêque de Poitiers...

Henri II lui avait adressé par deux de ses justiciers des instructions plus dures encore que les coutumes de Clarendon. Voy. la lettre de l'évêque ap. Scr. fr. XVI, 216.—Voyez aussi (ibid., 572, 575, etc.) les lettres que Jean de Salisbury lui écrit pour le tenir au courant de l'état des affaires de Thomas à Becket.—En 1166, l'évêque de Poitiers céda, et fit sa paix avec Henri II. Joann. Saresber. epist., ibid., 523.