[91]: Même esprit critique en Franche-Comté; ainsi Guillaume de Saint-Amour, l'adversaire du mysticisme des ordres mendiants, le grammairien d'Olivet, etc. Si nous voulions citer quelques-uns des plus distingués de nos contemporains, nous pourrions nommer Charles Nodier, Jouffroy et Droz. Cuvier était de Montbéliard; mais le caractère de son génie fut modifié par une éducation allemande.
[93]: La petite ville de Sarrelouis, qui compte à peine cinq mille habitants, a fourni en vingt années cinq ou six cents officiers et militaires décorés, presque tous morts au champ de bataille.
[94]: On conserve, au Musée d'artillerie, la riche et galante armure des princesses de la maison de Bouillon.
[95]: Cette simplicité, ces mœurs presque patriarcales, tiennent en grande partie à la conservation de traditions antiques. Le vieillard est l'objet du respect et le centre de la famille, et deux ou trois générations exploitent souvent ensemble la même ferme.—Les domestiques mangent à la table des maîtres.—Au 1er novembre (c'est le misdu de Bretagne), on sert pour les morts un repas d'œufs et de farines bouillies; chaque mort a son couvert. Dans un village, on célèbre encore la fête du soleil, selon M. Champollion.—On retrouve en Dauphiné, comme en Bretagne, les brayes celtiques.
[96]: Malgré la pauvreté du pays, leur bon sens les préserve de toute entreprise hasardeuse. Dans certaines vallées on croit qu'il existe de riches mines; mais une vierge vêtue de blanc en garde l'entrée avec une faulx.
[97]: Quand une veuve ou un orphelin fait quelque perte de bétail, etc., on se cotise pour la réparer.
[98]: Sur quatre mille quatre cents émigrants, sept cents instituteurs. (Peuchet.)
[99]: Ces guerres jetèrent un grand éclat sur la noblesse dauphinoise. On l'appelait l'écarlate des gentilshommes. C'est le pays de Bayard, et de ce Lesdiguières qui fut roi du Dauphiné, sous Henri IV. Le premier y laissa un long souvenir; on disait prouesse de Terrail, comme loyauté de Salvaing, noblesse de Sassenage.—Près de la vallée du Graisivaudan est le territoire de Royans, la vallée Chevallereuse.
[100]: Le noble faisait hommage debout; le bourgeois à genoux et baisant le dos de la main du seigneur, l'homme du peuple, aussi à genoux, mais baisant seulement le pouce de la main du seigneur.—De même à Metz, le maître échevin parlait au roi debout, et non à genoux.