[327]: Chaucer dit d'une abbesse anglaise de haut parage: «Elle parlait français parfaitement et gracieusement, comme on l'enseigne à Stratford-Athbow; car pour le français de Paris, elle n'en savait rien.»

[328]: [App. 78.]

[329]: Né en 1079, près de Nantes, il était fils aîné, et renonça à son droit d'aînesse.

[330]: On voit par une de ses lettres qu'il avait d'abord étudié les lois.

[331]: [App. 79.]

[332]: C'est, comme on sait, à Sainte-Geneviève, au pied de la tour (très mal nommée) de Clovis, qu'ouvrit cette grande école. De cette montagne sont descendues toutes les écoles modernes. Je vois au pied de cette tour une terrible assemblée, non seulement les auditeurs d'Abailard, cinquante évêques, vingt cardinaux, deux papes, toute la scolastique; non seulement la savante Héloïse, l'enseignement des langues et la Renaissance, mais Arnaldo de Brescia, la Révolution.

Quel était donc ce prodigieux enseignement, qui eut de tels effets? Certes, s'il n'eût été rien que ce qu'on en a conservé, il y aurait lieu de s'étonner. Mais on entrevoit fort bien qu'il y eut tout autre chose. C'était plus qu'une science, c'était un esprit, esprit surtout de grande douceur, effort d'une logique humaine pour interpréter la sombre et dure théologie du moyen âge. C'est par là qu'il enleva le monde, bien plus que par sa logique et sa théorie des universaux.

[333]: [App. 80.]

[334]: Tel est le point de vue chrétien au moyen âge. Je l'ai exposé dans sa rigueur. Cela seul explique comment Abailard, dans sa lutte avec saint Bernard, fut condamné sans être examiné, sans être entendu.

[335]: Sa mère était de Montbar, du pays de Buffon. Montbar n'est pas loin de Dijon, la patrie de Bossuet.—Il était né en 1091.