«Les forces de cette opposition étaient sans doute considérables, quoique les auteurs n'en parlent point, puisque, avant de rentrer dans Paris, le régent crut qu'il était nécessaire de nommer une commission chargée d'admettre les turbulents à composition moyennant finance.» (Perrens, d'après Trésor des Chartes, Reg. 86, p. 431.)

Une conspiration pour venger Marcel...

Trésor des Chartes, Reg. 90, p. 382. Secousse.—Voy. dans Perrens le complot et la mort héroïque de Martin Pisdoé, «changeur fort riche et fort estimé». (Décembre 1359, chap. XV. 1860.)

225—page [329]Le dauphin fit rendre à la veuve de Marcel, etc.

«Marguerite des Essarts, veuve d'Étienne Marcel, ne voulut point se remarier. Ce fut en souvenir des services rendus par son père, Pierre des Essarts, à Philippe-de-Valois que le régent lui fit restituer tous ses biens meubles et accorder pour elle et ses six enfants en bas âge une rente annuelle de soixante livres parisis, faible compensation de la perte des trois mille écus d'or qu'elle avait apportés en dot, et de tous les biens de Marcel.» (Perrens, chap. XIV. Trésor des Chartes, Reg. 90, fo 49. 1860.)

226—page [329]Marcel tue les États en les faisant comme il les veut.

Ce fut un des principaux griefs contre Marcel qu'il ait peu à peu laissé convertir le conseil en une réunion secrète de ses seuls amis qu'il présidait lui-même et qui s'imposait aux Parisiens comme la seule autorité. À cela l'on répond qu'il était naturel que le prévôt s'appuyât sur ses amis et ne mît pas ses adversaires dans le secret de ses desseins. Ces conciliabules secrets n'en excitèrent pas moins les accusations les plus passionnées, et quand plus tard le dauphin accorda des lettres de rémission à la ville de Paris, il eut soin d'en excepter les membres du conseil secret, comme coupables de haute trahison. (Voy. Perrens, Étienne Marcel. 1860.)