226—page [338]Une paix criée et chantée...

C'était au reste un usage fort ancien.—«Et fut criée parmi Paris à quatre trompes et à six ménestriers (19 sept. 1418)... Et tous les jours à Paris, especialement de nuit, faisoit-on très-grant feste pour ladite paix, à ménestriers et autrement (11 juillet 1419).» (Journal du Bourgeois, p. 249-260.)—Il paraît qu'on se disputait les joueurs de violon: «Ayant commencé une feste ou noce, ils seront obligés d'y rester jusques à ce qu'elle soit finie.» (Archives, Ordinatio super officio de Jongleurs, etc., 24 april. 1407, Registre J, 161, no 270.)

227—page [340]Les grandes épidémies, etc.

Sur la peste noire, sur les Flagellants et leurs cantiques, voir le tome III de cette Histoire. Le savant et éloquent Littré a donné, dans la Revue des Deux Mondes (février 1836, t. V de la IVe série, p. 220), un article d'une haute importance: Sur les grandes épidémies.—M. Larrey, qui a fait une intéressante notice sur la chorée ou danse de Saint-Gui, aurait dû peut-être rappeler que cette maladie avait été commune au quatorzième siècle. (Mémoires de l'Académie des sciences, t. XVI, p. 424-437.)

228—page [341], note 1—La danse des morts ou danse macabre...

Selon M. Van Praet (Catalogue des livres imprimés sur vélin), ce mot viendrait de l'arabe magabir, magabaragh (cimetière). D'autres le tirent des mots anglais make, break (faire, briser), unis ensemble pour imiter le bruit du froissement et du craquement des os. On croyait, dès la fin du quinzième siècle, que Macabre était un nom d'homme; c'est l'opinion la moins probable de toutes.