229—page [341], note 4—L'art vivant, l'art en action, a partout précédé l'art figuré...
C'est ce que Vico, entre autres, a très bien compris. Sur la danse, voir particulièrement le curieux ouvrage de Bonne, Histoire de la danse, in-12. Paris, 1723.
230—page [341]—Mimes sacrés, etc.
J'ai parlé de ces drames à la fin du tome II de cette Histoire. Ailleurs j'ai rappelé un charmant mime de Résurrection qui se représente dans les processions de Messine. Introduction à l'Histoire universelle, d'après Blunt, Vestiges of ancient manners discoverable in modern Italy and Sicily, p. 158.
231—page [342]—Le spectacle de la danse des morts se joua à Paris...
«Item, l'an 1424 fut faite la Danse Maratre aux Innocents et fut commencée environ le moys d'aoust et achevée au karesme suivant.» (Journal du Bourgeois de Paris, p. 352.) «En l'an 1429, le cordelier Richart, preschant aux Innocents, estoit monté sur ung hault eschaffaut qui estoit près de toise et demie de haut, le dos tourné vers les charniers en-contre la charronnerie, à l'endroit de la danse macabre.» (Ibid., p. 384.)—Je crois, avec Félibien et MM. Dulaure, de Barante et Lacroix, que c'était d'abord un spectacle, et non simplement une peinture, comme le veut M. Peignot: c'est le progrès naturel, comme je l'ai déjà fait remarquer. Le spectacle d'abord, puis la peinture, puis les livres de gravures avec explication.—La première édition connue de la Danse macabre (1485) est en français, la première édition latine (1490) a été donnée par un Français; mais elle porte: Versibus alemanicis descripta. Voy. le curieux travail de M. Peignot, si intéressant sous le rapport bibliographique: Recherches sur les danses des morts et sur l'origine des cartes à jouer. Dijon, 1826.
232—page [343]—Le charnier des Innocents...