Ode à Jacques Lepeletier,—Legrand d'Aussy, I, 369: «Les cheveux de ma femme, qui aujourd'hui me paraissent noirs et pendants, me semblaient alors blonds, luisants et bouclés. Ses yeux, qui me semblent petits; je les trouvais bleus, charmants et bien fendus.» (Le Mariage; Alias, Le Jeu d'Adam, le Bossu d'Arras.)
[152]: Sur le bord de la Seine, près de Duclair, est une roche très-élevée, connue sous le nom de Chaise de Gargantua; près d'Orches, à deux lieues de Blois, la Chaise de César; près de Tancarville, la Pierre Géante, ou Pierre du Géant.
[153]: Tacite.
[154]: Lorsque saint Boniface alla convertir les Hessois... «alii lignis et fontibus clanculo, alii autem aperte sacrificabant, etc.» Acta SS. ord. S. Ben., sec. III, in S. Bonif.
Tacit. Germania, c. XL: «Ils adorent Ertha, c'est-à-dire la Terre-Mère. Ils croient qu'elle intervient dans les affaires des hommes et qu'elle se promène quelquefois au milieu des nations. Dans une île de l'Océan est un bois consacré, et dans ce bois un char couvert dédié à la déesse. Le prêtre seul a le droit d'y toucher; il connaît le moment où la déesse est présente dans ce sanctuaire; elle part traînée par des vaches, et il la suit avec tous les respects de la religion. Ce sont alors des jours d'allégresse; c'est une fête pour tous les lieux qu'elle daigne visiter et honorer de sa présence. Les guerres sont suspendues; on ne prend point les armes; le fer est enfermé. Ce temps est le seul où ces barbares connaissent, le seul où ils aiment la paix et le repos; il dure jusqu'à ce que, la déesse étant rassasiée du commerce des mortels, le même prêtre la rende à son temple. Alors le char et les voiles qui le couvrent, et si on les en croit, la divinité elle-même, sont baignés dans un lac solitaire. Des esclaves s'acquittent de cet office, et aussitôt après le lac les engloutit. De là une religieuse terreur et une sainte ignorance sur cet objet mystérieux, qu'on ne peut voir sans périr.»
Le Castum nemus de Tacite ne serait-il pas l'île Sainte des Saxons, Heiligland, à l'embouchure de l'Elbe, appelée aussi Fosetesland, du nom de l'idole qu'on y adorait (... à nomine dei sui falsi Fosete, Foseteslandt est appellata. Acta SS. ord. S. Bened., sec. 1, p. 25)? Les marins la révéraient encore au XIe siècle, selon Adam de Brême. Pontanus la décrit en 1530.—Les Anglais possèdent depuis 1814 cette île danoise, berceau de leurs aïeux (elle a pour armes un vaisseau voguant à pleines voiles); mais la mer, qui a anéanti North-Strandt en 1634, a presque détruit Heiligland en 1649. Elle est formée de deux rocs, comme le Mont-Saint-Michel et le rocher de Delphes. V. Turner, Hist. of the Anglo-Saxons, I, 125.
[155]: Ceux-ci avaient égard à la position astronomique des lieux; de là les noms de: Wisigoths, Ostrogoths, Wessex, Sussex, Essex, etc. Les Celtes, au contraire.
[156]: Dans la Saga de Regnar Lodbrog, les Normands vont à la recherche de Rome, dont on leur a vanté les richesses et la gloire; ils arrivent à Luna, la prennent pour Rome et la pillent. Détrompés, ils rencontrent un vieillard qui marche avec des souliers de fer; il leur dit qu'il va à Rome, mais que cette ville est si loin qu'il a déjà usé une pareille paire de souliers, ce qui les décourage.
[157]: Jornandès (c. XIII, XIV) a donné la généalogie de Théodoric, le quatorzième rejeton de la race des Amali, depuis Gapt, l'un des Ases ou demi-dieux.—Baltha ou Bold (hardi, brave). «Origo mirifica,» dit le même auteur, c. XXIX. C'est à cette race illustre qu'appartenait Alaric.—La famille des Baux, de Provence et de Naples, se disait issue des Balti. Voyez Gibbon, V, 430.
[158]: Tacite.