[144]: Giraldus Cambrensis (Topograph. Hiberniæ, III, c. XXIX) reprocha à l'Irlande de ne pas compter parmi ses saints un seul martyr. «Non fuit qui faceret hoc bonum: non fuit usque ad unum!» Moritz, archevêque de Cashel, répondit que l'Irlande pouvait du moins se vanter d'un grand nombre de personnages dont la science avait éclairé l'Europe. «Mais, peut-être, ajouta-t-il, aujourd'hui que votre maître, le roi d'Angleterre, tient la monarchie entre ses mains, nous pourrons ajouter des martyrs à la liste de nos saints.»—O'Halloran, Introduct. to the hist. of Ireland. Dublin, 1803, p. 177.

[145]: Logan. C'est une improvisation en vers sur les vertus du mort. À la fin de chaque stance, un chœur de femmes pousse un cri plaintif. Dans les cantons éloignés de l'Irlande, on s'adresse au mort et on lui reproche d'être mort, quoiqu'il eût une bonne femme, une vache à lait, de beaux enfants, et sa suffisance de pommes de terre.

[146]: O'Halloran prétend que, d'après les registres du ministère de la guerre, depuis l'an 1691 jusqu'à l'an 1745 inclusivement, quatre cent cinquante mille Irlandais se sont enrôlés sous les drapeaux de la France. Peut-être ceci doit-il s'entendre de tous les Irlandais entrés dans nos armées jusqu'en 1789.

[147]: Logan: «Aujourd'hui les montagnards d'Écosse sont obligés, par la misère, d'émigrer; les terres se changent partout en pâturages; les régiments peuvent à peine s'y lever. Le piobrach peut sonner; les guerriers n'y répondront pas.»

[148]: Latifundia perdidère Italiam. Pline.—En Écosse, les lairds se sont approprié les terres de leurs clans; ils ont converti leur suzeraineté en propriété.—En Bretagne, au contraire, beaucoup de fermiers qui tenaient la terre à titre de domaine congéable, sont devenus propriétaires; les anciens propriétaires ont été dépouillés comme seigneurs féodaux.

[149]: Logan.

[150]: On voit, dans le moine de Saint-Gall, un pauvre qui a honte d'être roux: «Pauperculo valde rufo, gallicula sua quia pileum non habet, et de colore suo nimium erubuit, caput induto...» (Lib. I, ap. Scr. Fr., V.)

[151]:

Moi, je vueil l'œil et brun le teint,
Bien que l'œil verd toute la France adore.

Ronsard.