Aux financiers, le système de Law (inexpliqué par M. Thiers en 1826) se trouve enfin à jour et par les manuscrits et par l'histoire des Bourses de Paris et de Londres.
Pour la Révolution, que dire? La mienne est sortie tout entière des trois grands corps d'archives de ces temps qu'on a à Paris. Louis Blanc (malgré son mérite, son talent que j'honore) put-il la deviner? Put-il la faire à Londres avec quelques brochures? J'ai bien de la peine à le croire.—Lisez au reste et comparez.
[5]: Longtemps même après la mort d'Alexandre, Cassandre, devenu roi de Macédoine, se promenait un jour à Delphes, et examinait les statues. Ayant aperçu tout à coup celle d'Alexandre, il en fut tellement saisi qu'il frissonna de tout son corps et fut frappé d'un étourdissement. (Plutarque.)
[6]: Ὅσον ἄχρηστον ποιῆσαι τό λοιπὸν, Strab., l. IV, ap. Scr. R. Fr. I, 30.—Remarquons combien les anciens ont été frappés de l'instinct rhéteur et du caractère bruyant des Gaulois. Nota in vanos tumultus gens (Tit. Liv. à la prise de Rome).—Les crieurs publics, les trompettes, les avocats, étaient souvent Gaulois. Insuber, id est, mercator et præco. Cicer. Fragm. or. contra Pisonem.—Voyez aussi tout le discours Pro Fonteio.—Pleraque Gallia duas res industriossime persequitur, virtutem bellicam et argute loqui. (Cato.) ᾽Απειληταὶ, καὶ ἀνατατικοὶ, καὶ τετραγῳοδημένοι. Diodor. Sic., lib. IV.
[7]: Il ne faut pas confondre les Ibères avec leurs voisins les Cantabres. W. de Humboldt a établi cette distinction dans son admirable petit livre sur la langue des Basques. Voy. les [Éclaircissements] à la fin de ce chapitre.
[8]: Diodor. Sicul., l. V, ap. Scr. Fr., I, 310.—Strab., l. IV.—Athen., l. XIII, c. VIII.—Nous trouvons plus tard, chez les Celtes de l'Irlande et de l'Angleterre, quelque trace des mœurs dissolues de la Gaule antique. Le docteur Leland, t. I, p. 14, dit que les Irlandais regardaient l'adultère comme une «galanterie pardonnable.» O'Halloran, I, 394.—Lanfranc, saint Anselme et le pape Adrien, dans son fameux bref à Henri II, leur reprochent l'inceste.—Voy. Usser., Syl. epist., 70, 94, 95.—Saint Bernard, in vit. S. Malach., 1932, sqq. Girald, Cambr., 742, 743.
[9]: Ibériens des montagnes. W. de Humboldt. V. les [Éclaircissements] à la fin de ce chapitre.
[10]: Alb, montagne, dans la langue gaélique.—Gor, élevé, en basque.
[11]: Appien (Illyr., p. 1196, et de B. civ., I, p. 625) et Diodore (lib. V, p. 309) disent que les Celtes étaient Cimmériens.—Plutarque (in Mario) fait entendre la même chose.—«Les Cimmériens, dit Éphore (apud Strab., V, p. 375), habitent des souterrains qu'ils appellent argillas.» Le mot argel veut dire souterrain, dans les poésies des Kymrys de Galles (W. Archaiol., I, p. 80, 152).—Les Cimbres juraient par un taureau. Les armes de Galles sont deux vaches.—Plusieurs critiques allemands distinguent toutefois les Cimmériens des Cimbres, et ceux-ci des Kymrys. Ils rattachent les Cimbres à la race germanique.
[12]: Voy. les [Éclaircissements] à la fin de ce chapitre.