[13]: Is-Ombria, Basse-Ombrie.

[14]: Quelques savants ont même douté que leurs oppida, au temps de César, fussent autre chose que des lieux de refuge.

[15]: La fougue, la promptitude et la mobilité des résolutions caractérisent également les Bolg d'Irlande, de Belgique et de Picardie (Bellovaci, Bolci, Bolgæ, Belgæ, Volci, etc.), et ceux du midi de la France, malgré les mélanges divers des races...

Les Belges, dans les anciennes traditions irlandaises, sont désignés par le nom de Fir-Bholg. Ausone (de Clar. Urb. Narbo.) témoigne que le nom primitif des Tectosages était Bolg: «Tectosagos primævo nomine Bolgas.» Cicéron leur donne celui de Belgæ: «Belgarum Allobrogumque testimoniis credere non timetis?» (Pro Man. Fonteio.) Les manuscrits de César portent indifféremment Volgæ ou Volcæ.—Enfin, saint Jérôme nous apprend que l'idiome des Tectosages était le même que celui de Trèves, ville capitale de la Belgique. Am. Thierry, I, 131.

[16]: Ses derniers avis furent suivis pour ce qui regardait les blessés, car le nouveau brenn fit égorger dix mille hommes qui ne pouvaient soutenir la marche; mais il conserva la plus grande partie des bagages.—Diod. Sic. XXII, 870.—S'il y avait des enfants qui parussent plus gras que les autres, ou nourris d'un meilleur lait, les Gaulois, dans l'invasion de la Grèce, buvaient leur sang et se rassasiaient de leur chair. Pausanias, l. X, p. 650.—Après le combat, les Grecs donnèrent la sépulture à leurs morts; mais les Kymro-Galls n'envoyèrent aucun héraut redemander les leurs, s'inquiétant peu qu'ils fussent enterrés ou qu'ils servissent de pâture aux bêtes fauves et aux vautours. Pausan., l. X, p. 619.—À Égée, ils jetèrent au vent les cendres des rois de Macédoine. Plut., Pyrrh., Diod. ex. Val.—Lorsque le brenn eut connu, par les rapports des transfuges, le dénombrement des troupes grecques, plein de mépris pour elles, il se porta en avant d'Héraclée et attaqua les défilés dès le lendemain, au lever du soleil, «sans avoir consulté sur le succès futur de la bataille, remarque un écrivain ancien, ancien prêtre de sa nation, ni, à défaut de ceux-ci, aucun devin grec.» Pausan., liv. X, p. 648. Am. Thierry, passim.—Le brenn dit, à Delphes: «Locupletes deos largiri hominibus oportere... eos nullis opibus egere, ut qui eas largiri hominibus soleant.» Justin, XXIV, 6.

[17]: Elle en livra quatre mille aux Romains.

[18]: Florus, II, 3, trad. de M. Ragon.—La vigueur des Liguriens faisait dire proverbialement: Le plus fort Gaulois est abattu par le plus maigre Ligurien. Diod., V. 39. Voyez aussi liv. XXXIX, 2. Strabon, IV. Les Romains leur empruntèrent l'usage des boucliers oblongs, scutum ligusticum. Liv. XLIV, 35. Leurs femmes, qui travaillaient aux carrières, s'écartaient un instant quand les douleurs de l'enfantement les prenaient, et, après l'accouchement, elles revenaient au travail. Strabon, III, Diod. IV. Les Liguriens conservaient fidèlement leurs anciennes coutumes; par exemple, celle de porter de longs cheveux. On les appelait Capillati.—Caton dit, dans Servius: «Ipsi unde oriundi sint, exacta memoria, illiterati, mendaces, quæ sunt et vera minus meminere.» Nigidius Figulus, contemporain de Varron, parle dans le même sens.

[19]: Voy. mon Histoire romaine.

[20]: Valer. Max., l. III, c. VII.—Sallust. de B. Jug., ad calc: «Ex ea tempestate spes atque opes civitatis in illo sitæ.»—Vell. Paterc, l. II, c. XII: «Videtur meruisse... ne ejus nati rempublicam pœniteret.»—Florus, l. III, c. III: «Tam lætum tamque felicem liberatæ Italiæ assertique imperii nuntium... populus Romanus accepit per ipsos, si credere fas est, deos, etc.»—Plut., in Mario.

[21]: Ainsi les terminaisons ac, oc, du midi de la France, rattacheraient les noms d'hommes et de lieux à un pluriel, conformément au génie des gentes pélasgiques, exprimé nettement dans l'italien moderne, où les noms d'hommes sont des pluriels: Alighieri, Fieschi, etc.