[22]: Vasco, Wasco, en langue basque, signifie homme, dit le dictionnaire de Laramandi (édition de 1743, sous ce titre pompeux: El impossible vincido, arte della lingua Bascongada, imprimé à Salamanque). Voyez aussi Laboulinière, Voyage dans les Pyrénées françaises, I, 235.
[23]: Osca, d'eusi, aboyer; parler? d'olsa, bruit? Chaque peuple barbare se considérait comme parlant seul un vrai langage d'homme. En opposition à euscaldunac, ils disent er-d-al-dun-ac; de arra, erria, terre; ainsi erdaldunac, qui parlent la langue du pays; les Basques français appellent ainsi les Français, les Biscayens les Castillans.
[24]: Toutefois dun (duna, avec l'article) est une terminaison commune de l'adjectif basque. De arra, ver; ar-duna, plein de vers. De erstura, angoisse; erstura dun-a, plein d'angoisses. Eusc-al-dun-ac, les Basques. Caladunum peut signifier, en basque, contrée riche en joncs.
[25]: On peut cependant citer encore Mauléon en Gascogne et en Poitou (Maulin en basque).—En Bretagne: Rennes, Batz, Alet, Morlaix. (On trouve dans les Pyrénées: Rasez, Rœdæ, pagus Redensis ou Radensis, comme Redon, Redonas, Morlaas, etc. On trouve encore en Bretagne un Auvergnac, un Montauban du côté de Rennes.)—Les mots Auch, Occitanie, Gard, Gers, Garonne, Gironde, semblent aussi d'origine basque.—Montesquieu, Montesquiou, de Eusken?
[26]: L'aruspicine et la flûte des Vascons étaient célèbres, comme celle des Étrusques et Lydiens. Lamprid. Alex. Sever.—Vasca tibia dans Solin, c. V:—Servius, XI Æn., et apud auctorem veteris glossarii latino-græci. Aujourd'hui ils n'ont pas d'autre instrument (comme les highlanders écossais la cornemuse). Strabon, l. III.
[27]: Ce sujet a été renouvelé par le progrès des études celtiques et l'interprétation remarquable de MM. J. Reynaud, Henri Martin, Gatien-Arnoult (1860).
[28]: KIRK. Maxim. Tyr., Serm. 18.—Senec., Quæst. nat. l. V. c. XVII.—Posidon., ap. Strab., l. IV.—P. Oros., l. V, c. XVI. Greg. Turon., de Glor. confess., c. V. Dans le moine de Saint-Gall, Circinus est synonyme de Boréas.—TARANIS. Lucan., l. 1.—VOSÈGE. Inscrip. Grut., p. 94.—PENNIN, liv. XXI, c. XXXVIII.—ARDOINNE. Inscrip. Grut.—GENIO ARVERNORUM. Reines., app. 5.—BIBRACTE. Inscr. ap. Scr., rer. Fr., l. 24.—NEMAUSUS. Grut. p. 111. Spon., p. 169.—AVENTIA. Grut., p. 110.—BELENUS. Auson., carm. II.—Tertull., Apolog. c. XXIV.—HESUS. Dans un bas-relief trouvé sous l'église de Notre-Dame de Paris, en 1711, on voit Hésus couronné de feuillage, à demi-nu, une cognée à la main, et le genou gauche appuyé sur un arbre qu'il coupe.—OGMIUS. L'écriture sacrée des Irlandais s'appelait Ogham. Voy. Tolland, O'Halloran, et Vallancey et Beaufort, dans les Collectanea de Rebus Hibernicis, etc.
[29]: Cæsar.
[30]: Voy., à la fin de ce chapitre, les [Éclaircissements] sur les traditions religieuses des Gallois et des Irlandais. J'ai rapporté ces traditions; toutes récentes qu'elles peuvent paraître, elles portent un caractère profondément indigène. Le mythe du castor et du lac a bien l'air d'être né à l'époque où nos contrées occidentales étaient encore couvertes de forêts et de marécages.
[31]: Cet œuf prétendu paraît n'avoir été autre chose qu'une échinite, ou pétrification d'oursin de mer.