[13] Grimm, au mot Aleu.

[14] C'est ce qui arriva au comte d'Avesnes, quand sa terre libre fut déclarée un simple fief, et lui le simple vassal, l'homme du comte de Hainaut.—Lire la terrible histoire du grand chancelier de Flandre, premier magistrat de Bruges, qui n'en fut pas moins réclamé comme serf. Gualterius, Scriptores rerum Francicarum, XIII, 334.

[15]

Trois pas du côté du banc,

Et trois pas du côté du lit.

Trois pas du côté du coffre,

Et trois pas. Revenez ici.

(Vieille chanson du Maître de danse.)

[16] Les textes de toute époque ont été recueillis dans les deux savants ouvrages de M. Alfred Maury (les Fées, 1843; la Magie, 1860). Voir aussi, pour le Nord, la Mythologie de Grimm.

[17] Rien de plus touchant que cette fidélité. Malgré la persécution, au cinquième siècle, les paysans promenaient, en pauvres petites poupées de linge ou de farine, les Dieux de ces grandes religions, Jupiter, Minerve, Vénus. Diane fut indestructible jusqu'au fond de la Germanie (Voy. Grimm). Au huitième siècle, on promène les dieux encore. Dans certaines petites cabanes, on sacrifie, on prend les augures, etc. (Indiculus paganiarum, Concile de Leptines en Hainaut). Les Capitulaires menacent en vain de la mort. Au douzième siècle, Burchard de Worms, en rappelant les défenses, témoigne qu'elles sont inutiles. En 1389, la Sorbonne condamne encore les traces du paganisme, et, vers 1400, Gerson (Contra Astrol.) rappelle comme chose actuelle cette superstition obstinée.