Dès l’ouverture du livre d’Alexandri, on est pris à la tête, au cœur, d’un étrange parfum, tout plein d’ivresse et de vertige.
On ne sait pourquoi, mais on pleure.
Mélancolie très douce, pourtant mélancolie légère... Le nuage n’est pas si épais, qu’un peu d’azur ne soit là-bas.
Voici un chant délicieux de Rosetti, universellement chanté dans les villes, qui a aussi ce caractère. Je le tire de la Transylvanie de De Gerando, où l’on trouvera aussi les vrais Valaques dans d’excellentes gravures.
Tu me disais un jour que jusqu’à la mort
Tu me conserverais tout ton amour...
Mais tu m’as oublié, tu as tout oublié.
Ainsi va le monde, ce n’est pas ta faute.
Tu mi diceai odate: Ah! al meu inubite,
Partea mea din ceriuri tie o voiu da.