—C'est probablement un garde champêtre qui est d'une des noces, dit l'un des passants.

—Ça ne peut être que ça, répondit un autre.

Jujube, qui comptait sur un autre genre d'admiration, se retourna avec humeur et, prétextant de son impatience de voir le bal, entraîna mademoiselle Piédevache:

—Nous voilà rendus, dit celle-ci.

En effet, on était arrivé en vue de l'emplacement, but de la promenade, et, du terrain surélevé où l'on se trouvait, on embrassait d'un coup d'œil le spectacle des curieux qui entouraient l'établissement du chalet, les consommateurs attablés et, au milieu de ceux-ci, quatre noces, polkant pêle-mêle, heurtant les garçons chargés de bocks. On distinguait trois jeunes mariées et, au manège de chevaux de bois établi à quelques pas de là, une quatrième chevauchant en posture d'amazone près de son mari qui avait enfourché le coursier voisin.

—Entrons, dit la tante.

—Garde champêtre! grommelait Jujube, dont le désir d'être contemplé avec respect s'était refroidi.

La petite porte d'entrée était obstruée par la foule; mademoiselle Piédevache tenta de se frayer un passage.

—Mais ne poussez donc pas, madame! lui dirent les personnes qu'elle voulait écarter.

—Qu'est-ce que c'est? elle arrive la dernière et elle veut passer devant, dirent d'autres voix.