—Qui ça, Blanquette?
—Cette grande dame. C'est la noce de sa fille; allons-nous-en, je ne veux pas qu'elle me voie ici.
Bengali ne comprenait pas.
—Je vous expliquerai cela, dit-elle, reconduisez-moi!
Il la reconduisit, prétexta quelques mots à dire à un individu de sa connaissance qu'il avait aperçu.
—Ne m'attendez pas! ajouta-t-il; ma tante, monsieur, mesdames, allez devant, je serai à la maison un quart d'heure après vous.
Et il se mit aussitôt à la recherche de Georgette, marchant de l'allure de quelqu'un qui n'a pas eu le pied écrasé, bousculant tout le monde pour se frayer un passage, n'entendant même pas les clameurs qu'il soulevait et, enfin, il se heurta dans Marocain, ayant au bras son immense danseuse. Il dissimula sa mauvaise humeur, salua la dame et dit gaîment à Marocain:
—Je ne vous demande pas de vos nouvelles, je viens de vous voir danser et même danser sur mon pied: j'en boite encore.
—Je vous fais mes excuses, répondit Marocain, mais dans une pareille cohue....
—Oh! monsieur Marocain, vous êtes tout excusé; et... vous êtes de noce à ce que je vois, monsieur Marocain?