—Vous voyez bien que vous le savez, ma tante, ma petite tante, mon excellente tante, la plus tendre des tantes.

Et il cajola sa vieille parente dont il connaissait la faiblesse pour lui.

—Mauvais sujet, murmura-t-elle.

—Allons, c'est convenu, n'est-ce pas? Nous ne parlerons plus de ce mariage-là?

—Comment, nous n'en parlerons plus?

—Ah! nous en parlons encore?

—Je t'ai posé, hier, à table, le question du mariage; tu m'as répondu que tu ne demandais qu'à te marier, tu m'as chargée de te trouver une femme, et tu veux que maintenant j'aille dire au père et à la mère, qui attendent ta réponse: «Mon neveu veut bien se marier, mais pas avec votre fille.» Est-ce que c'est possible, ça?

—Il y a toujours une façon de dire les choses; parbleu! si vous dites: «Il veut bien se marier, mais pas avec votre fille.»

—Qu'est-ce qu'il faut que je dise, alors?

—Eh bien... heu.... Dites qu'avant d'aller plus loin, je ne veux pas tromper leur dinde de... non pas dinde; leur fille... que j'aime mieux leur faire connaître mon infirmité.