—Je n'ai qu'une marraine.

—Et moi qu'une tante, mademoiselle Piédevache, qui est aussi ma tutrice jusqu'à mes vingt-cinq ans et je n'en ai pas encore vingt-quatre.

—Piédevache! fit Georgette.

—Oui, une femme à barbe, qui se fait raser.

—Elle se fait raser! fit la jeune fille dans un éclat de rire.

—Tous les deux jours.

—J'ai connu des Piédevache, continue Georgette; ils étaient d'Orléans.

—Ah! non, ma tante n'est pas d'Orléans, répondit-il en riant, à la grande surprise de Georgette qui ne voyait rien de risible dans cette question de lieu de naissance.

Bengali ne lui donna aucune explication, mais il savait que la bonne tante n'était d'Orléans à aucun point de vue, qu'elle avait même été au mieux avec plusieurs Anglais extrêmement riches et généreux qui lui avaient laissé d'opulents souvenirs.

—Excellente femme, ajouta-t-il, pleine d'indulgence pour les peccadilles des jeunes gens.