Pourtant la dame s'arme d'indifférence, et tout va pour le mieux pendant quelques jours.

Mais ce qui est écrit est écrit, disent les fatalistes, on n'échappe pas à la destinée.

La pauvre femme n'a plus à lutter seulement contre son cousin, et avec le beau capitaine son cœur l'abandonne et se met du côté le plus fort.

Enfin, un jour, vaincue par trois terribles adversaires, elle va succomber, elle a accordé pour le soir un rendez-vous imploré le respect au poing.

Mais la réflexion revient, l'honnêteté surnage, le remords la soutient; la jeune femme prend un parti désespéré, elle court au télégraphe et envoie à son mari la dépêche que voici:

Monsieur X..., armateur au Havre.

«Je te supplie de me télégraphier à l'instant même: affaire grave, reviens sur-le-champ, je t'attends à la gare, tu sauras tout. Réponse payée.»

Et le mari répond:

«Impossible de partir, suis malade.»

Armateur, va!