Il est rare que le vicomte ait assez d'ampleur pour faire un Jupiter présentable. Les Bacchus se trouvent, mais les Mercures et les Apollons sont rarissimes.

Du côté des dames, il y a des Junons et des Minerves à remuer à la pelle; mais les Vénus, les Hébés, les Eucharis sont plus que difficiles à trouver. Ce n'est pas que les sujets n'aient pas les qualités de l'emploi, mais les maris du second empire y regardaient à deux fois.

Il fallut donc abandonner la mythologie et la lumière électrique pour des tableaux historiques qui n'avaient pas le même charme, et la mode passa sans être regrettée que par les couturiers, les couturières et les coiffeurs, qui ne s'attristèrent que médiocrement, sachant bien qu'ils prendraient leur revanche.

L'embarras, la dépense, la peine, un travail de plusieurs jours pour arriver à produire un spectacle de quelques secondes, tous ces ennuis réunis n'auraient peut-être pas vaincu la mode. Ce qui lui porta le dernier coup, fut la nécessité où se trouvaient les femmes de rester cinq minutes sans parler.


LE MURILLO VOLÉ

On a volé un Murillo au musée du Louvre et en plein jour. C'est-il vous qui avez trouvé le fameux Murillo?

Vous savez qu'il y a une forte récompense pour celui qui le trouvera; mais il me semble assez douteux qu'on le retrouve, à moins que le gentilhomme qui l'a décroché, ne le vienne rapporter lui-même pour toucher la récompense promise, ce qui serait assez espagnol.

Quand on a appris la disparition de ce chef-d'œuvre, nul n'a pensé à en déplorer la perte irréparable. Tout le monde s'est écrié: