Des partis, partout; l'opinion publique, nulle part.

Notre pauvre pays ressemble fort à un homme qui a reçu sur la tête un violent coup de bâton et qui en est resté étourdi.

A mesure que le temps s'écoule et que le souvenir des événements qu'il a acceptés semble s'éloigner de lui, il devient chaque jour plus rêveur et plus indifférent.

Rien ne le touche, rien ne l'émeut, c'est à ce point qu'il voit partir ses milliards et qu'il se frotte les mains avec plus de satisfaction qu'il n'oserait en témoigner si on les lui apportait.

«En voilà quatre de payés; tout va bien.»

Les grands crimes se succèdent, les catastrophes s'accumulent et l'opinion publique ne bouge pas.

Comme cette infortunée princesse qui pleurait son époux assassiné, elle pourrait prendre la fameuse devise:

Plus ne m'est rien, rien ne m'est plus.

C'est-à-dire s'il y a quelque chose qui lui est encore, c'est la bande à Gélignier.