—«Allons, dis-je, pour une fois!»

Et je tire de ma poche le porte-monnaie de Monsieur et Madame Vernet, qui s'y trouve «justement».

Nous rentrons à la maison, traînant nos pieds dans la poussière, contents de la journée, avec une lassitude, une faim, une soif de «chiens».


[XLIV]

LA PARTIE D'AGRÉMENT

Nous sommes sur le bateau des Cruz imprégné, quoique lavé ce matin à grande eau, de la fade odeur des congres. Au fond du bateau, à l'endroit où sont d'ordinaire les mannes de cordes, nous avons serré des paniers de provisions. Monsieur Vernet nous a prévenus:

—«C'est effrayant ce qu'on mange en pleine mer!»

Le père Cruz assis à la barre et un de ses hommes debout sur l'avant nous regardent en dessous et se font des signes. Une gaîté turbulente nous anime, et, comme dit Cruz, chacun lance, à son tour, une rognure de chanson. Des marsouins tournent au loin leurs roues noires, et Cruz leur crie: «Cousin Jean! cousin Jean!» obstinément, pour les faire venir à bord.

Mon père avait cinq cents moutons;
J'en étais la bergère!