Mais, d'une main, la tenant fortement par la boucle, de l'autre je prends un de ses pieds, je l'amène jusqu'à la cuisse et le renvoie avec vigueur. Je le lâche lorsque le mouvement est exécuté d'une manière satisfaisante, et je dirige l'autre jambe. Je surveille aussi avec une attention continue le jeu des bras. J'ai remarqué qu'en l'aidant par le menton, j'affectais douloureusement les muscles de son cou. Ce sera désormais sous la poitrine même que je plaquerai solidement ma main.
—«Appuyez-vous ferme!» lui dis-je.
Et elle s'appuie, confiante, écrase entre mes doigts ses seins délicats.
Après l'exercice sur le ventre, l'exercice sur le dos. C'est notre succès. En quelques séances, nous sommes parvenus à nous étonner.
—«Bombez la poitrine!»
Je n'ai plus le ton rogue, la mine ennuyée. Mes paroles se sont ouatées. On ne prend pas les jeunes filles avec du vinaigre. Une main sous ses hanches, l'autre sous ses épaules, je l'installe commodément sur la vague.
—«Vous me tenez, au moins?»
—«Je vous tiens. Bombez, bombez!»
Et je ne la tiens plus. Elle flotte seule, légèrement prise d'effroi, et me regarde avec de bons gros yeux doux qui implorent, le souffle mesuré selon mes ordres.
Je m'éloigne un peu et je fais signe à Monsieur et Madame Vernet: