—«Mais, dis-je, troublé tout à coup, il me semble que, dans cette vie active et si remplie, j'ai oublié de faire la part de mes travaux!»

madame vernet

Vous travaillerez à Paris.

monsieur vernet

Non, ne l'empêchons pas de travailler. Je me le reprocherais toute ma vie!

Comme il s'est fait lui-même tout seul, il veut que j'arrive à la force du poignet.

C'est convenu. Je m'enfermerai chaque matin deux heures dans ma mansarde. Ma tâche accomplie, je rejoindrai mes amis sur la plage.

—«D'ailleurs, dis-je, vexé qu'on m'ait pris au mot, il me reste ma nuit.»

Ces dames sont inquiètes. Est-ce que je passerais mes nuits à veiller, au risque de m'user la santé? C'est possible. Je ne dis pas oui. Je ne dis pas non.

On me trouve enjoué. Je ne me réserve, par jour, que quelques regards abattus et languissants à l'adresse de Madame Vernet. Je semble, au milieu d'un rire, me rappeler que je suis en deuil. Je transporte les pliants de ces dames du soleil à l'ombre, de l'ombre au soleil, selon les heures. Quand elles se baignent, je garde leur flanelle sur le sable et leur panier à ouvrage. Je les installe en voiture et leur donne la main, le bras, le genou, ce qu'elles veulent. Elles disent: