Elle perd la mémoire. Les mots ne sortent que syllabe par syllabe, déformés, comme d’une bouche d’enfant.

Elle ne dit pas rapetisser, mais rapetitzir un corsage.

Elle n’est plus bonne qu’à s’endormir près du feu et à le laisser s’éteindre.

La cendre l’attire.

Va-t-elle bientôt mourir ? Nous attendons.

— On meurt, dit-elle depuis que le Paul est soldat, quand on reçoit la feuille de route. Dès qu’elle arrive, il n’y a plus moyen de reculer : il faut qu’on parte !

La feuille de route n’est pas encore venue.

Ragotte se remet à vivre pour le mariage de Lucienne.