— Mais nous vous accompagnons jusqu’à la gare !

— Ça ne fait rien, madame, je veux vous dire quelques mots à cette place ! Je tiens à vous remercier de votre accueil, de vos…

Il ne trouve plus, il pleure, il ne se reprend que pour nous faire promettre d’aller les voir.

— Une dépêche, dit-il, et nous serons à la gare ! avec le cheval. Et soyez tranquille, il connaît le chemin !

Nous avons beau promettre, il nous invite encore. J’affirme que nous irons, et, tout de suite inquiet, il rectifie :

— Oh ! ce n’est pas aussi bien là-bas qu’ici, mais nous vous recevrons de notre mieux. Et vous, monsieur Philippe, je vous invite également ; il faudra venir.

— Je ne dis pas non.

Le train va partir. On voit, collée à la vitre, la joue de Mme Carol qui pleure comme si la pluie tombait dans le wagon. Ils agitent des mouchoirs : Adieu ! adieu !

— Ma foi, ce n’est pas trop tôt, répond Philippe.

Il est mécontent.