Madame Lepic: Cette marmite appartient à tout le monde ici, Honorine. Faut-il par hasard, que moi ou monsieur Lepic, ou mes enfants, nous vous demandions la permission de nous en servir?
Honorine: Je dirai des sottises, tant je me sens colère.
Madame Lepic: Contre nous ou contre vous, ma brave Honorine? Oui, contre qui? Sans être curieuse, je voudrais le savoir. Vous me démontez. Sous prétexte que la marmite a disparu, vous jetez gaillardement un seau d'eau dans le feu, et têtue, loin d'avouer votre maladresse, vous vous en prenez aux autres, à moi-même. Je la trouve raide, ma parole!
Honorine: Mon petit Poil de Carotte, sais-tu où est ma marmite?
Madame Lepic: Comment le saurait-il, lui, un enfant irresponsable? Laissez donc votre marmite. Rappelez-vous plutôt votre mot d'hier: "Le jour où je m'apercevrai que je ne peu même plus faire chauffer de l'eau, je m'en irai toute seule, sans qu'on me pousse." Certes, je trouvais vos yeux malades, mais je ne croyais pas votre état désespéré. Je n'ajoute rien, Honorine; mettez-vous à ma place. Vous êtes au courant, comme moi, de la situation; jugez et concluez. Oh! ne vous gênez point, pleurez. Il y a de quoi.
Réticence
--Maman! Honorine!
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Qu'est-ce qu'il veut encore, Poil de Carotte? Il va tout gâter. Par bonheur, sous le regard froid de madame Lepic, il s'arrête court.
Pourquoi dire à Honorine: