La personne vous répondra affirmativement, ou, si elle était déjà engagée, elle exprimera ses regrets de ne pouvoir accepter.

Elle se lève, vous déposez votre chapeau sur son siège, ou votre épée, si vous êtes militaire; vous offrez votre bras droit et, tous deux, vous allez prendre place.

Lorsque la danse est finie, vous reconduisez votre partenaire que vous saluez très respectueusement. Elle répond à votre salut par une profonde révérence.

Il serait indiscret à un cavalier d'inviter plus de trois fois dans la même soirée une femme ou une demoiselle, à moins d'être en petit comité et qu'il n'y ait pénurie de danseurs.

Cette réserve qu'exigent les convenances, n'est pas obligatoire pour les jeunes gens qui sont fiancés.

Un cavalier ne doit pas passer son bras autour de la taille d'une demoiselle, cela n'est permis qu'envers une femme mariée. Il posera donc sa main à plat au milieu du dos, et ne tiendra pas sa danseuse trop rapprochée de lui.

Celle-ci, de son côté, ne s'abandonnera pas sur l'épaule de son valseur, pas plus qu'elle ne se rejettera trop en arrière. Ces deux extrêmes sont à éviter.

Toute danseuse est tenue d'agréer indistinctement ceux qui se présentent. Elle apportera la plus grande attention à ne pas prendre deux engagements pour la même danse, et si, par mégarde, elle avait commis cette maladresse, le seul moyen de la réparer, serait de s'abstenir pour cette fois, et de demeurer assise.

Quant au cavalier, assez oublieux pour laisser se morfondre une personne qu'il aurait invitée, il s'expose à de fâcheuses conséquences:

«Un si blessant oubli ne saurait s'excuser.»