La politesse est une façon de s'exprimer ou d'agir qui suppose une culture suivie des qualités de l'âme ou l'art de les feindre; beaucoup de bonté et de douceur dans le caractère, de finesse, d'esprit, de délicatesse, afin de pouvoir discerner à l'instant ce qu'il y a de mieux à faire, dans telle ou telle circonstance.
Etre affable et prévenant envers tout le monde, ne montrer ni raideur, ni obséquiosité avec ses supérieurs, ni hauteur, ni familiarité avec ses inférieurs, constitue une des obligations de la politesse.
Elle s'impose à nous dans la vie privée comme dans la vie publique, dans les rapports d'intérieur ou de famille, comme dans ceux du dehors.
Entre femme et mari, il existe une politesse qui les unit jusqu'à la fin. C'est un échange nécessaire, indispensable, d'égards et de bons procédés. Veut-on arriver à la somme possible du bonheur domestique? il faut alors s'astreindre, de part et d'autre, aux mêmes petits soins qu'avant le mariage.
S'il vient à s'élever quelque différend, quelque contestation, que l'on se garde d'en rendre les enfants témoins: ce serait leur donner prise, et compromettre le respect et l'obéissance auxquels ils sont tenus.
Cultivez leur cœur et leur esprit; inspirez-leur le sentiment des vertus morales; faites marcher de pair l'éducation et l'instruction, c'est-à-dire, joignez aux connaissances scolastiques celle du savoir-vivre, de l'usage de la bonne compagnie, et ainsi formerez-vous des sujets qui vous feront honneur dans le monde.
LE TUTOIEMENT
C'est une question très controversée que celle du tutoiement.
Un mari et une femme, appartenant au grand monde, pourront bien se tutoyer dans l'intimité, mais jamais devant une tierce personne, et encore moins en public.
Il est encore beaucoup de familles qui persistent à repousser cette circonstance atténuante de l'intimité.