On ne doit pas refuser de servir de parrain ou de marraine à l'enfant d'une personne qui est dans une situation peu aisée. Ce serait manquer tout à la fois de charité et de savoir-vivre.
Ne vous offrez jamais personnellement pour être parrain ou marraine dans une famille d'une condition égale à la vôtre, et encore moins d'une condition supérieure.
La qualité de parrain et de marraine implique une sorte de responsabilité presque paternelle; elle est tout à la fois une charge matérielle et morale.
Ainsi elle oblige à des frais de cérémonie, à des dépenses diverses pour cadeaux. Nous ne parlerons pas des cadeaux qui varient selon les localités, et qui sont en outre subordonnés à la position de fortune de ceux qui donnent et de ceux qui reçoivent.
Le parrain est le grand dispensateur de dragées.
La veille du jour du baptême, il envoie à sa commère une ou plusieurs douzaines de boîtes, selon qu'il tient à faire les choses plus ou moins largement.
Il distribue des cornets de bonbons avec pièces d'argent à la garde-malade et aux domestiques.
Voici comment se règlent les choses, le jour de la cérémonie:
Le père se charge du service des voitures. Il en envoie une au parrain qui va lui-même chercher la marraine et la fait monter avec lui.
Le père, la nourrice ou la garde, occupent une seconde voiture; mais, à la rigueur, une seule peut suffire.