Dans ce cas, la marraine occupe le fond de la voiture avec l'enfant et la nourrice. Le père et le parrain se plaçent sur la banquette du devant.
Si c'est l'enfant d'un haut personnage que l'on va faire baptiser, l'enfant occupera le fond de la voiture avec la marraine, et même on lui donnera la droite comme place d'honneur.
En arrivant à l'église, la femme qui porte l'enfant, entre la première. Le parrain et la marraine la suivent, sans se donner le bras; puis viennent le père, les parents et les amis de la famille.
Quand la cérémonie commence, le parrain se place à droite de l'enfant, la marraine à gauche. La nourrice tient la tête de l'enfant appuyée sur le bras droit.
Le prêtre fait les questions voulues et exorcise le nouveau-né.
Le parrain et la marraine récitent à voix basse, et en français, le Pater et le Credo, et prennent les engagements chrétiens pour le compte du bébé.
De là l'obligation qu'ils contractent de surveiller la façon dont il sera élevé et de le suivre dans le développement graduel de son existence.
L'enfant a reçu trois noms: un de sa marraine, un autre du parrain, et le troisième choisi par la mère; et c'est sous ces trois noms, qui doivent se trouver dans le calendrier des Saints, que le prêtre baptise l'enfant.
On se rend alors à la sacristie pour y signer l'acte de baptême.
Il faut veiller très attentivement à ce que les noms donnés à l'enfant soient les mêmes que ceux qui figurent sur les registres de la mairie, sans quoi il serait exposé par la suite à toute sorte d'embarras, chaque fois qu'il aurait à se servir de ces deux actes.