Elle se rattrape sur Hégésippe.
J'oppose Moreau à Béranger, la Fermière à Lisette, la pièce sur les Conventionnels aux tirades sur Napoléon.
Lisette Renoul hausse les épaules:
«Ah! tenez! vous me faites rire avec votre Hégésippe!»
Je ne suis pas fou d'Hégésippe—j'en conviendrais s'il ne fallait me défendre à outrance.—Il y a de la pleurarderie; il me semble, par-ci, par-là; mais quelle différence tout de même!
Le soir, quelquefois, quand j'étais seul, je relisais ses vers; et il me semblait que je trempais mes mains, qui sentaient le tabac, dans une eau vive comme celle qui coulait à travers les prés de Farreyrolles, en faisant trembler l'herbe et les clochettes jaunes!…
Qu'es-tu donc en politique? Tu n'es pas pour les Girondins, tu détestes Robespierre, tu dis que Chaumette était un bondieusard tout en insultant le bon Dieu, parce qu'il voulait la fête de l'Être Suprême. Qu'es-tu donc?
Je suis bien embarrassé pour répondre. Cependant je me résume.
«Je suis pour la guillotine.»
C'est mon opinion. Je suis pour qu'on monte sur l'échafaud, pour que les têtes tombent, pour qu'il y ait un comité de salut public, c'est clair. On n'a qu'à lire l'histoire des Montagnards d'Esquiros, celle de Villiaumé, de M. Thiers même, qui couronne la grosse tête de Danton… mais je ne veux pas qu'on s'arrête en route. Il paraît que les Montagnards tombèrent parce qu'ils s'arrêtèrent en chemin. Le 9 Thermidor, Robespierre fut vaincu parce qu'il ne monta pas à cheval…