—Ah! vous avez été à Nantes? Vous connaissez M. Matoussaint?
—M. Matoussaint? oui.»
Je lui conte mon histoire. C'est justement après M. Matoussaint que je cours depuis cinq heures du matin!…
«En voilà un qui est drôle, hein! Il demeure en haut, à côté de
M. Royanny—qui répond pour lui, vous sentez bien—
Matoussaint n'a pas le sou… c'est un pané… ça écrit.»
Les concierges m'ont l'air tous du même avis pour les écrivains.
«Et Matoussaint est chez lui?
—Non, mais il ne ratera pas l'heure du dîner, allez! vous le verrez rentrer avec sa canne de tambour-major et son chapeau de jardinier quand on sonnera la soupe.»
Je vois, en effet, au bout d'un instant, par la cage de l'escalier, monter un grand chapeau sous lequel on ne distingue personne—les ailes se balancent comme celles d'un grand oiseau qui emporte un mouton dans les airs.
«C'est toi?…
—Matoussaint!