Un dernier effort, voyons!

Serrons la boucle, mangeons du pain bis—sans rien autre pendant deux jours—et affranchissons deux lettres encore.

J'ai eu de la peine pour les enveloppes! Il ne m'en restait qu'une de propre—l'autre était vieille.—J'ai dépensé sur elle un sou de mie pour la nettoyer. Elle a mangé le quart de mon déjeuner, la malheureuse.

Enfin, je reçois une lettre du père Civanne.

«J'ai fouillé mes souvenirs, et me suis rappelé que le père d'un de mes anciens élèves, M. Bonardel, est un grand fabricant de Paris…

«Il trouvera peut-être à vous employer pour la correspondance, pour l'anglais. N'avez-vous pas eu un prix d'anglais?

«Ci-joint la lettre pour M. Bonardel.»

M. Bonardel reste du côté de l'Hippodrome, dans une grande maison qui me fait peur par son silence… C'est sa demeure privée.

Je m'adresse au concierge:

«M. Bonardel y est-il?