«Qu'y a-t-il?
—Ce qu'il y a?»
Il passe à ce moment—ô chance!—un troupeau de collégiens, je leur amène Turfin.
«Ce qu'il y a, le voici!… Il y a que ce monsieur est un de ces cuistres qui, au collège, accablent l'enfant faible.
«Il y a que quand on retrouve dans la vie un de ces bonshommes, il faut lui faire payer les injustices et les cruautés de jadis.— Qu'en dites-vous?
—Oui! oui!
—À genoux! le bonnet d'âne!» crient quelques gamins.
Il essaie de s'expliquer, il balbutie. Il veut sortir du cercle.
Le cercle l'emprisonne et le bourre.
«À genoux! le bonnet d'âne!…»
On a déjà plié un journal en bonnet d'âne, et l'on se jette sur lui. La pitié me prend,—je mens, ce n'est pas la pitié, c'est l'ennui du bruit, la peur du scandale. La scène a pris des proportions trop fortes. On va l'assommer,—j'en aurais la responsabilité… J'écarte la foule comme je peux, et lâchant Turfin: