«Il était professeur je ne sais où. Il a demandé un congé et il compte en redemander un autre et encore un autre, en tout cas profiter du temps qui reste à courir sur celui-ci pour se piquer le nez avec méthode.
«Je ne puis malheureusement pas me piquer le nez comme lui. Je suis malade quand je me pique le nez. Mais j'assiste avec plaisir à ces noces où ce normalien jette par-dessus les moulins sa toque de licencié et finit la soirée en disant: «Décidément Boileau est un mufle!»
«Je pousse des oh! oh! hypocrites, mais en dessous
je le pousse et lui, titubant, répète: «Je ne retire rien, c'est
un mufle.»
[16] Poète grec du début du VIIe siècle avant J. C.
[17] Variante du manuscrit:
«L'autre était gros, gras, donnait des répétitions qu'on lui accordait par charité. Il avait été longtemps répétiteur dans les bahuts, il était licencié ès lettres de province. Il s'était malheureusement adonné à la philosophie, quoique ses collègues lui conseillassent la boisson. Il avait mal choisi. Les collègues étaient verts dans la tombe, ou gris dans les cabarets, mais ils en avaient fini avec la vie dure ou bien ils en noyaient les soucis dans leur verre, lui il pensait à Platon, voulait faire un gros livre et il avait froid, faim, il était devenu fou. Il croyait que l'École d'Alexandrie voulait l'empoisonner. Il s'appelait Lagrillère. Nous croisions ces deux créatures toute la soirée.»