Il en pleure de douleur, le pauvre mâtin, il se prive de tout, exprès, quand il soupe le soir, et boit avec une paille.
C'est en vain qu'il prie Dieu, la sainte Vierge et cherche s'il y a un saint spécialement affecté à ce genre de péché; il retombe désespéré sous le coup de torchon de sa mère, qui a une drôle d'expression pour annoncer que la danse commence. Elle dit de sa grosse voix, et en levant le fouet:
«Ah! nous allons faire pleurer le lapin!»
Allusion, sans doute (ironique et cruelle), à la faiblesse de son enfant et à l'opération que le chasseur fait subir au lapin atteint par son plomb meurtrier.
Je le décide. Il fera son hamac lui-même à bord du navire, et personne ne saura que le lapin a pleuré!
Si je parlais aussi à Vidaljan?
C'est le fils d'un rat-de-cave; il reçoit, comme moi, des roulées à tout casser.
Encore un qui voudrait être ce que son père ne voudrait pas qu'il fût: il voudrait être escamoteur.
Il est venu un escamoteur au collège. Les élèves payaient vingt sous. Vidaljan a eu le malheur d'être choisi pour monter sur l'estrade et tenir le paquet de cartes; il a vu couper le cou à la tourterelle, brûler le mouchoir; il a frôlé Domingo, le compère.
«Pardon, mon ami, qu'avez-vous là dans votre poche?»