Mais moi, j'ai des leçons particulières en dehors du lycée. M. Soubasson vient à la maison. Il amène son fils, que mon père saupoudre d'un peu de latin, et en échange M. Soubasson me donne des répétitions de maintien.

Ma mère y assiste.

«Glissez le pied, une, deux, trois,—la révérence!—souriez!

—Tu entends, Jacques, souris donc! mais tu ne souris pas!»

Je ne souris pas? Mais je n'en ai pas envie.

Il faut essayer tout de même, et je fais la bouche en chose de poule.

Ma mère, elle, minaude devant la glace, essaye, cherche, travaille et trouve enfin un sourire qu'elle me présente comme une grimace.

«Tiens, comme cela!»

Je dois aussi tenir le petit doigt en l'air, ça me fatigue!

«Attention à l'auriculaire», dit toujours M. Soubasson, qui s'est fait indiquer les noms scientifiques des doigts de la main, et qui trouve que le latin est une bien belle chose, vu que c'est toujours avec ce petit doigt qu'il se fouille l'oreille. Il se la fouille même un peu trop à mon idée.