«Est-ce que vous avez bientôt fini votre manège? Est-ce vous qui faites le cours, ou moi?»

Je remonte à ma place au milieu d'un murmure d'admiration.

À la fin de la classe, on m'interroge:

«Comment as-tu donc fait! Quand as-tu appris?» Comment j'ai appris?

Il y a dans une petite rue une maison bien triste avec quelques carreaux cassés qu'on a emplâtrés de papier; une cage noire pend à la fenêtre du second, au-dessus d'un pot de fleurs qui grelotte au vent.

Là demeure un pauvre, un Italien proscrit.

La première fois que je le vis, je frissonnai; j'étais ému. Tout le passé de mes versions allait m'apparaître en chair et en os, représenté par un homme qui s'était baigné dans le Tibre: Tacite, Tite-Live, le cheval de César, la chèvre de Septimus, la torche de Néron!…

Mais comme ce logement est triste!

Une petite lampe qui brûle sur une table chargée de vieux livres, un chien qui me regarde en faisant les yeux blancs, et un homme à cheveux gris, avec de grosses lunettes, qui raccommode une culotte en guenilles.

C'était le Romain.