«C'est vous, le petit Choufloux, qui venez pour aider à la cuisine?»

Je n'ai pas osé dire que non, et on m'a fait laver la vaisselle toute la nuit.

Quand le matin ma mère est venue me chercher, j'achevais de rincer les verres; on lui avait dit qu'on ne m'avait pas aperçu; on avait fouillé partout.

Je suis entré dans la salle pour me jeter dans ses bras: mais, à ma vue, les petites filles ont poussé des cris, des femmes se sont évanouies, l'apparition de ce nain, qui roulait à travers ces robes fraîches, parut singulière à tout le monde.

Ma mère ne voulait plus me reconnaître; je commençais à croire que j'étais orphelin!

Je n'avais cependant qu'à l'entraîner et à lui montrer, dans un coin, certaine place couturée et violacée, pour qu'elle criât à l'instant: «C'est mon fils!» Un reste de pudeur me retenait. Je me contentai de faire des signes, et je parvins à me faire comprendre.

On m'emporta comme on tire le rideau sur une curiosité.

La distribution des prix est dans trois jours.

Mon père, qui est dans le secret des dieux, sait que j'aurai des prix, qu'on appellera son fils sur l'estrade, qu'on lui mettra sur la tête une couronne trop grande, qu'il ne pourra ôter qu'en s'écorchant, et qu'il sera embrassé sur les deux joues par quelque autorité.

Madame Vingtras est avertie, et elle songe…